Réseau Madagascar des Savoie - Une vision particulière de la coopération

Une vision particulière de la coopération

Une éthique du partenariat

Pour les associations savoyardes, comme pour leurs homologues malgaches, la bonne qualité d’un partenariat dépend de la confiance et du respect mutuel. Le respect d’abord de la dignité de chacun, de la culture et des croyances de l’autre, de son environnement, des intérêts et des idées qu’il défend, de sa «vision des choses»... Mais aussi le respect des engagements pris ensemble, pour instaurer progressivement une confiance réciproque. De la volonté d’échange et d’ouverture. Les échanges pour mieux se comprendre et se connaître, pour apprendre de l’autre et progresser ensemble. L’ouverture pour offrir en partage nos visions ou/et nos ambitions, ou tout simplement pour s’informer au quotidien. La rigueur pour privilégier l’intérêt collectif devant les intérêts particuliers, pour mener ensemble des projets jusqu’à leur terme, pour inscrire nos actions dans un cadre structuré (conception, préparation, financement, conduite et réalisation, analyse d’impact...).

L'appui au développement Malgache

Les membres du Réseau s’engagent, dans la réalisation de leurs projets ou la mise en œuvre de leurs programmes, à respecter les principes de base suivants et à les promouvoir auprès de leurs partenaires malgaches : Encourager l’initiative locale et la participation. Aider nos partenaires ou contacts ainsi que les bénéficiaires des actions à se prendre en charge,
à s’organiser et à conforter leur autonomie, plutôt que «distribuer» objets, biens ou argent («donner les moyens» plutôt que «faire à la place de...»).

Cet objectif est plus facilement atteint lorsque l’initiative, la décision puis la réalisation sont effectuées (au moins en partie) par les malgaches (ou avec leur participation active) et lorsque les structures françaises se positionnent en accompagnement de leur partenaire local.

La recherche de la participation favorise la responsabilisation du plus grand nombre (y compris les jeunes, les plus pauvres et les exclus) et permet d’évaluer les vrais besoins et d’apporter des réponses adaptées.

Les réalisations d’infrastructures, d’équipements ou d’aménagements doivent pouvoir être entretenus par des moyens locaux. Inscrire les actions dans la durée Si les actions conduites s’inscrivent dans le contexte culturel local et prennent en compte l’environnement (naturel, institutionnel, juridique...), elles doivent aussi s’inscrire dans la durée. Les actions concrètes même modestes menées à terme doivent être préférées aux projets plus ambitieux qui gagnent à être réalisés par tranches successives cohérentes. Les associations doivent être attentives au fait que leurs interventions vont générer de nouveaux besoins ou accentuer ceux existant déjà, et dont il faudra envisager la gestion des effets.

Sauf urgence et cas particuliers, l’engagement des actions ne doit pas précéder le bouclage du financement. Acquérir des méthodes et des compétences En fait, la réalisation d’une action de solidarité ou de développement repose sur les compétences des acteurs qui la portent (méthodes de travail et d’organisation, connaissances techniques adaptées) qui peuvent être mobilisées de plusieurs façons : en privilégiant les compétences locales, en les améliorant par la qualification, la formation et l’éducation, en partageant les expériences (échanges à Madagascar et dans les Pays de Savoie, échanges entre Madagascar et les Savoie...). Pour contribuer au progrès de la société.

L’objectif visé à travers le développement est d’améliorer les conditions de vie des habitants de contribuer à l’égalité des chances de favoriser la mise en valeur des richesses locales (humaines, économiques et naturelles) et l’accès aux services de base (santé, éducation...) ainsi qu’à l’information.

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